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La France Silencieuse
se rebiffe


L'ennui avec les enseignants, c'est qu'ils n'ont jamais quitté l'école,  et comme ils sont passés de l'autre côté,  ils s'imaginent tout savoir : c'est là une grossiére erreur !  Peu d'entre eux semblent s'ouvrir sur la réalité du monde qui les entoure! Vivant en cercle fermé et rabachant à longueur d'année les mêmes litanies, ils finissent par croire qu'ils ont la science infuse, là est leur erreur. Je ne pense pas que le sentiment d'avoir accompli leur tache les effleure souvent. Aigris et manipulés, ils sont les otages des syndicats qui ont oublié, au dela de leur spécificité, que le but est l'education des plus faibles. Bien sûr il existe des exceptions, mais les échos qui me parviennent ne sont pas à la gloire de celles là. Se remettent ils parfois en question, dans le fond de leur conscience ?
Oui mon opinion sur l'enseignement en général n'est pas reluisante, mais c'est la mienne jusqu'à preuve du contraire. Vous etes fondé d'en avoir une autre bien sûr.

Réflexions sur l' Enseignement.

 

Après avoir englouti les vertus archaïques de l’ École de grand papa Jules Ferry, les licences d’une société  «  politisée » permissive ont dévalué le respect du travail et de l’effort.

Notre enseignement a plutôt aggravé les dommages du séisme social car l’idéologie d’un égalitarisme sommaire a confondu la légitime égalité des chances avec l’illusoire égalité des individus.

Cette doctrine égalitaire a accouché de l’enseignement le plus inégalitaire qui soit : à côté d’un faible peloton d’élèves satisfaits, une masse inexorablement croissante de laissés pour compte ;

L’armée irréformable d’une machinerie de plus d’un million d’enseignants, autogérés par la bureaucratie syndicale a statufié un enfant idéal « capable de construire lui-même son propre savoir ».

Une chimère, bien sûr, où se trouvent abolis l’effort, la nécessaire autorité du maître, la sélection, la notation et qui finit en queue de poisson, par des examens dévalués.

 

Daniel

 

Inspiré d’un éditorial du point par Claude Imbert.